Culture en Naa Drubea — ressources du didacticiel

50 ressources classées dans « Culture », avec liens vers Drubea.com et fichiers joints lorsqu’ils sont disponibles.

Ouvrez une ressource pour lire son contenu et retrouver ses fichiers joints. Les textes et les références de la source sont conservés ; aucun sens ou enregistrement n’a été généré par IA.

Illustration originale de la rubrique
Illustration publiée par Drubea.com dans la rubrique Culture
Illustration de la rubrique Culture — Drubea.com. Fichier d’origine.
Les fruits (emprunts ou non) « Wââgoo » : expliquer la terminologie

Wââgoo signifie littéralement fruit de l’arbre. Wââ c’est le fruit et goo, l’arbre. Le terme wââgoo désigne également la fleur d’un arbre. Ainsi pour désigner par exemple le fruit du pommier kanak, la pomme kanak, on dira wââ oo, wââ pour le fruit et oo pour le pommier kanak. La banane se dit ou wââ wî (« fruit du bananier »). Quant à la pomme liane, c’est coongwe et l’orange, bere.
On dira également, wââgea, pour désigner la fleur de figuier, wââ pour fleur et gea pour le figuier endémique. Mais beaucoup de fruit importé trouve leur nom dans des emprunts aux autres langues. C’est ainsi que la mangue se dit mâgo emprunt à l’anglais « mango ». L’ananas se dit anana, ou encore litchi, letri et le citron se dit citerô.

Source : Les fruits (emprunts ou non) « Wââgoo » : expliquer la terminologie — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le niaouli : arbre à multi-usages (2)

L’écorce nyiregoo est constituée de couches successives qu’on appelle communément la peau de niaouli. Elle sert principalement pour couvrir les toits et les murs des cases. Cela a un effet isolant et permet l’étanchéité et isolation thermique aux habitations. On s’en sert aussi pour couvrir les fours enterrés. Et était utilisée autrefois pour la confection des torches.

Autrefois, il était d’usage à la naissance d’un enfant de l’envelopper dans la peau de niaouli afin de lui assurer force et protection.

Les fleurs sont pollinisées par les abeilles qui donnent un miel très goûteux.
Il y a aujourd’hui des utilisations plus contemporaines du niaouli. Il est utilisé dans la fabrication d’huile essentielle ou autres crèmes cosmétiques. Son pouvoir antiseptique est apprécié.

Source : Le niaouli : arbre à multi-usages (2) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le niaouli : arbre à multi-usages (1)

En Nouvelle-Calédonie, le niaouli est un arbre à multiples usages. Elle est utilisée dans beaucoup de familles calédoniennes :

On se sert de sa peau de l’arbre draabe pour couvrir les maisons ou les cases. Cette même peau peut être utilisé pour couvrir le bougna pwa (plat traditionnel kanak).
Le bois est utilisé pour faire des poteaux et du bois de chauffe trâpeneere xiri.
Les feuilles nu sont utilisées en infusion et servent traditionnellement aux bains et aux inhalations, on en fait aussi des décoctions qui permettent de soigner la grippe nebeti, déboucher les sinusites et bronches. Il peut être bu en tisane pour calmer la toux tekwâ.
Les fleurs qui sortent deux fois par an dégagent un nectar très goûteux dont raffolent les perruches.

Source : Le niaouli : arbre à multi-usages (1) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Les techniques de pêche à la crevette de rivière

La pêche aux crevettes de rivière est jeu prisé des enfants du pays. Attraper les kumwanyô, les crevettes aux grandes pinces est un jeu auquel s’adonne volontiers les enfants. Pour cela, on a besoin d’une simple feuille de cocotier. On en retire la tige (ou nervure centrale) que l’on bien nettoyer puis au bout de cette tige on va faire un nœud coulant. On va ensuite se baigner à la rivière, on se poste le long du bord proche des herbes hautes et on attend sagement en plaçant notre tige dans l’eau face aux petites cavités se trouvant sous les herbes hautes. Les crevettes en sortant se prennent dans les tiges et sont emprisonnés dans celles-ci. Ne restent plus qu’à les attraper correctement à la main et les sortir de l’eau.

Source : Les techniques de pêche à la crevette de rivière — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

L’arrivée des Japonais (2)

Ils n’hésitent pas à se lancer dans des grèves ou à rompre leur contrat afin de trouver une meilleure situation. L’âpreté des négociations menées pour obtenir ces travailleurs comme le comportement de ces derniers reflètent l’accession du Japon au rang de grande puissance de l’espace Asie-Pacifique. Cette émigration marque aussi le début de l’entrée de la Nouvelle-Calédonie dans l’espace économique régional.

Source : journal de la société des océanistes, https://journals.openedition.org/jso/6725

Source : L’arrivée des Japonais (2) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

L’arrivée des Japonais (1)

De 1892 à 1919, environ 5 500 travailleurs japonais ont été recrutés par des compagnies minières en Nouvelle-Calédonie. Au premier rang d’entre-elles se trouve la société Le Nickel qui est à l’origine du premier recrutement de Japonais dans la colonie française. Ce mouvement migratoire présente des caractéristiques originales par rapport à l’ensemble des migrations de travail qui traversent alors le Pacifique. Le Japon entend bien que ses ressortissants soient traités et considérés comme des travailleurs libres à pied d’égalité avec les Européens. Les engagés japonais, réputés efficaces, font preuve d’une grande pugnacité dans la défense de leurs droits et de modernité dans leur comportement vis-à-vis de leurs employeurs […]

Source : journal de la société des océanistes, https://journals.openedition.org/jso/6725

Source : L’arrivée des Japonais (1) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

L’arrivée de la religion (1)

Avant les débuts de la colonisation, le territoire est l’objet d’affrontements entre les Européens et les tribus de l’île des Pins.

Toutes les tentatives d’évangélisation de la région de Yaté échouent :

Missions protestantes, en 1841,
En 1845, le teacher tongien Ta’unga1,2 est évacué de Touaourou (où il est arrivé en juillet 1842), par le Camden, sur l’île de Maré,
Missions catholiques : en 1849, la mission de Pouébo et Balade se replie sur l’île des Pins, tente Yaté (28 septembre), Ouvéa (Halgan), puis Hienghène, et finalement choisit Yaté, pour y « aller fonder une réduction composée de tous les chrétiens de l’île ; vingt-trois néophytes l’accompagnent » (Verguet, p. 272), le 28 novembre. La population locale apprécie modérément, les plantations sont ravagées.

Source : L’arrivée de la religion (1) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

L’arrivée de la religion (2)

Le site est définitivement abandonné le 2 janvier 1850. Puis en septembre 1860, nouvelle tentative d’évangélisation selon le témoignage du Père Poupinel dans une lettre du 30 avril 1861 : "il y a dix-huit mois on y a placé des catéchistes indigènes qui apprennent aux habitants les prières, les cantiques et les premiers éléments de la foi3." En octobre-novembre 1860, une épidémie entraîne une hécatombe sur toute la côte est et à l’île des Pins, la région de Yaté n’est pas épargnée, ce qui provoque peut-être le massacre d’un catéchiste, tenu pour responsable. Il n’y a pas de missionnaire à demeure. Yaté est l’objet de visites périodiques de la part du Père Goujon qui se déplace de l’île des Pins, et de celle du Père Chapuy qui réside de façon permanente à l’île Ouen.

Source : L’arrivée de la religion (2) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Les croyances en les totems

Coppet définit le cosmomorphie comme suit (1984) : « Les êtres et les choses partagent la même nature et sont indéfiniment convertibles les uns aux autres. Par exemple, les composants de la personne sont aussi ceux de l’univers. »

Ainsi, les kanak voient en la nature une reproduction de sa propre personne. Il est donc commun d’avoir le même terme pour désigner le sang de l’homme et la sève d’un arbre ; le poumon de l’homme et les feuilles de l’arbre, etc.

L’igname est d’ailleurs considérée comme le jumeau de l’homme. Toutes les étapes de sa culture sont en rapport avec les étapes du cycle de la vie de l’homme.

Michel Aufray explique également que l’homme voit dans la nature son propre reflet. Il est donc admis que l’homme kanak se représente lui-même par des éléments du cosmos.

Source : Les croyances en les totems — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Les habitations

En tribu contrairement à la ville, le lieu de résidence d’un individu est constitué de plusieurs maisons. Aussi, au lieu d’une villa, d’un logement composé toutes les pièces à l’intérieur telle que les chambre, la douche, les toilettes, etc…

Vous constaterez, si vous prenez le temps de regarder, qu’il y a dans une barrière plusieurs maisons. Chaque maison à une fonction précise :

Mwakoobire  : la maison pour dormir, où se trouve les chambres
Mwakookukare  : la maison pour cuisiner, où se trouve généralement la cuisine et le salon
Mwakoogwacere  : la maison pour faire ses besoins, les toilettes
Mwakoociere  : la maison pour se laver, la douche
Mwakoouiretrâ  : la maison du feu, là où l’on fait la cuisine au feu de bois.

Source : Les habitations — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Les couleurs

Toutes les couleurs ne sont pas toujours nommés dans toutes les langues. Ils se rapportent souvent à un élément de l’environnement qui a cette couleur :

Druu   c’est la couleur noire. Lorsqu’il est foncé, on lui associe le terme mebe dans druu mebe..
Pwaa   c’est la couleur blanche. Pour dire « très blanc », on l’associe au terme kitete dans pwaa kitete. Pour les blancs (européens), on utilisera le terme pwagaraa.
Mie   c’est la couleur rouge. Pour dire « très foncé », on dira mie tretree.
Beruu   il n’y a qu’un seul terme pour bleu et vert qui sont souvent assimilés.
Nowââ C’est la couleur jaune. On peut aussi utiliser le terme kari qui est un emprunt au terme « curry ».
Utrë   C’est la couleur grise.
Tra   C’est la couleur marron mais aussi le terme qui désigne la terre.

Source : Les couleurs — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le feu

Dans la culture kanak, le feu trâ est un élément important. Il permet de cuire les aliments et de nettoyer les champs ou les habitations. Lorsque l’on fait la coutume, il était d’usage de mettre une étoffe de tissu, de la monnaie kanak et un paquet de cigarette et du feu. Le feu et la cigarette symbolisaient la puissance du verbe, de la parole (Tjibaou, 2018).

Dans le foyer central de la case kootrâ, le feu était l’objet de fascination des enfants qui se positionner autour et attendait les histoires contées par les adultes.

Aujourd’hui, le feu était toujours un élément important mais pose parfois des problèmes lorsqu’il n’est pas maîtrisé. D’immenses incendies non maîtrisés menaces d’immenses parcelles de biodiversité.

Source : Le feu — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le champ lexical du goût

En drubea pour parler du goût caa-ni, on utilise différents termes :

Pour le sucré, on dit : a cukwa. On peut aussi dire a nii.
Pour le salé, on dit : a cooro
Pour l’amertume, on utilise le terme a xë « salé  » (ex. : co-xë «  eau salée »). Le même est utilisé pour piquant.
Pour l’acidité, on dit a ngebe « acide, amer »
Pour quelque chose de bon, on dit a tre « bon, agréable » (ex. : a-trewaa « c’est très bon »)
Pour quelque chose de doux, on utilisera le qualificatif nii  « doux, délicieux  » (ex. : neco nii « eau douce »)
Lorsqu’un aliment à mauvais goût, on dit : tiurî « mauvais, dégoûtant » (ex. : bee tiurî : « poisson dégoûtant »)
Lorsque le goût est prononcé, on utilisera tout simplement a mwii « forte  » (ex. : titââ re ni a-mwii « son odeur est forte »)

Source : Le champ lexical du goût — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

La mort et la maladie

La mort en drubea se dit be et la maladie veyuu. Dans la conception kanak, la mort est une étape de la vie boru.

Elle traduit la fin de la vie terrestre (le monde des vivants, la vie terrestre) et le début de la vie spirituelle (le monde des esprits juu, des ancêtres juu vanyimiekââ).

Dans ce voyage, l’esprit du défunt s’en va sur la route des morts pour intégrer le monde invisible. Celui-ci se situe dans le monde sous-marin. Autrefois, il était accompagné par un deuilleur qui, par une cérémonie, permettait la transition vers l’au-delà. Là, l’esprit entame un processus qui le mènera vers l’ancestralisation (Leenhardt, 1950).

Ces rites anciens ont cessé d’exister avec l’arrivée de la religion chrétienne. Néanmoins, les funérailles constituent toujours un temps chaud social important.

Source : La mort et la maladie — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

« Pwenyi » : expliquer la terminologie : lien à l’alcool, à la folie …

Le terme pwenyi signifie « fou  ». Sa sémantique a été élargie pour désigner une personne qui agit comme sous l’influence de l’alcool eût égard à son comportement. Ce mot a été traduit de la même manière dans la majorité des langues kanak. Il a également l’expression nyî a nyoo « il est fou » pour parler de la folie mentale. En nââ numèè, langue voisine, on trouve une racine commune avec bonyî  : exemple nyî a bonyî « il est fou/saoul ».

Dans la conception kanak, on considère le handicap physique ou mental comme une transition inaccomplie entre le monde invisible et le monde visible. Ces populations ont ainsi un statut particulier au sein de la communauté. Les nouveau-nés kapea présentent également cette particularité d’être dans une phase transitoire.

Source : « Pwenyi » : expliquer la terminologie : lien à l’alcool, à la folie … — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Les toponymes (2)

Les toponymes (la suite ) :

Ngwè toro  nom du lieu-dit Ouen Toro
Nenyuure   nom de la tribu de Naniouni
Nepaa   nom de La Conception
Necatri   nom du lieu-dit Tchati
Neyoo   nom de Thio
Neketre   nom de la tribu de Nakéty
Nedree   nom de la tribu de Saint-Laurent
Netôôboo   nom de la tribu de Saint-Laurent
Nokû-karíkate  nom du Mont-Karikaté
Nokû-kokii  nom du Mont-Koghi
Nokû-mu  nom du Mont-Mou
Pwaita   nom du village de Païta
Pweretii   nom de la tribu de Borendi
Yawee   nom de Yahoué
Wecookweta nom de Koutio
Tôôbea   nom de Dumbéa
Tôôgue   nom de Tonghoué
Tôôtrutaa   nom de Tontouta
Tro-a-uru  nom de la tribu de Touaourou
Trôômoo   nom du village de Toomo
Vu   nom de Voh (littéralement : « bourao »)
Xere   nom de la tribu de Goro

Source : Les toponymes (2) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le vocabulaire de la météo (2)

Le vocabulaire de la météo (suite) :

Kwa   « nuage  »
Kwie   « vent  »
Kwie te ûûre  « le vent souffle  »
Kwiekiti  « cyclone  »
Kwíitreo   « arc-en-ciel »
Kwiitêre   « soir  »
Imiekatre   « éclair  »
Mwadre   « lundi  »
Nebuudruu   « Nord  » (de la Grande Terre)
Paraitre   « vendredi  »
Puumwidruu   « Sud  » (de la Grande Terre)
Pwaatrii   « houle  »
Nekoopwedrina   après-midi (littéralement : nekoopwe « après  » drina  « midi  »)
Treo   « tonnerre  »
Vepetîî -rejii   mercredi (littéralement : « troisième jour »)
Veperuu-re-jii   mardi (littéralement : « deuxième jour »)
Vepevuu-re-jii  jeudi (littéralement : "quatrième jour")
Wetrîîre   « matin  »
Xi   « pluie  »
Xi te xire  «  il pleut » (littéralement : «  il pleut la pluie »)

Source : Le vocabulaire de la météo (2) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Les toponymes (1)

Avant l’arrivée de la colonisation, beaucoup de toponymes étaient utilisés pour désigner les lieux, les lieux-dits, les villages et les tribus. Même s’ils ont parfois été francisés ou remplacés par des noms bibliques, les noms en drubea ont été préservés :

Buraare   le nom de la commune du Mont-Dore
Burupwari   le nom du village Boulouparis
Bwaagu   nom de la tribu de Bangou
Câârui   nom de la tribu de Saint-Louis
Cia-re  le nom de Tiare
Drubea   le nom de Nouméa
Druu nekaa  nom de l’île de Mathieu
Druu newââ  nom de l’île Ouen
Kaacii   nom de Gadji
Karacii   nom de la commune de Canala
Karikwie   nom de la tribu de Karikouié
Kure   nom de La Coulée
Kwaaterebu   nom du Col de la Pirogue (littéralement « cœur de gaïac »)
Nedruu   nom de Nouville

A suivre…

Source : Les toponymes (1) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le vocabulaire de la météo (1)
Bi   « marée basse »
Beca « lumière
Becaa-jii   « lumière du soleil  »
Becaa-boo  « lumière de la lune »
Boo   « lune  »
Boo uru  « pleine lune  »
Boo bwiyee  « nouvelle lune »
Caatree   « samedi  »
Cocaacee   « marée d’équinoxe »
Draru-re  « dimanche  » (littéralement : « sacré »)
Drina   « midi  »
Druu co  « marée montante »
Jii    « soleil  »
Jii te yubwaa-re  «  le soleil se lève »
Jii te tii-re  « le soleil se couche »
Kaani   «  le temps / la météo »
Kaani mwa kaani «  il fait beau (très beau)  ». C’est aussi une expression pour parler du beau temps qui revient après de fortes pluies.
Kaani iye  « l’orage/ le mauvais temps »
Karikwa  « nuageux  » (littéralement : kari « sous » kwa « nuage »)

Source : Le vocabulaire de la météo (1) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le vocabulaire lié au champ d’igname (2)

Le vocabulaire de la culture de l’igname (suite) :

Yere ku  c’est le moment où l’on vérifie la pousse de l’igname et où l’on s’assure que celle-ci puisse donner de bon fruit.
Vaare ku  Cette période est très importante pour le futur développement du tubercule. On soigne le champ et prenant grand soin des tiges d’igname et en arrachant les quelques petites herbes qui se risquent à pousser pendant cette période très chaude.
Keree ku manger l’igname. C’est à cette période en général à la mi-février ou début mars de chaque année, que l’on fête les prémices et mangeons l’igname nouvelle.
Kaani ire ku période de récolte de l’igname
Ire ku récolter l’igname.
Kîî toa döö retirer la terre autour du tubercule.

Source : Le vocabulaire lié au champ d’igname (2) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Les techniques de pêche (2)

Voici quelques techniques de pêche kóò íyà-re utilisées par les pweco pêcheur  :

Nyìro-re  la pêche à la torche consiste à attendre que les poissons descendent dans un trou. On les attend dans un endroit favorable avec une torche et un bâton, et les assomment avec le bâton.
Puri-re uu  la pêche à l’épervier. Le pêcheur lance l’épervier de façon à encercler les poissons.
Vii-re to nre kûû   la pêche à la main dans les trous.
Yoo-re ou bwe-re  la pêche à la plonge. On l’appelle plus communément la chasse sous-marine.
Yuu-re bee  la pêche à la sagaie. Muni d’un harpon, le pêcheur se tient en hauteur et attend. Une fois repéré, le pêcheur saute pour le piquer.
Teo-re  la pêche au poison. On utilise des plantes particulières pour produire un poison qui va assommer les poissons.

Source : Les techniques de pêche (2) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Les techniques de pêche (1)

Il existe différentes techniques pour attraper du bee « poisson  » et en rapporter à la maison. L’une d’elles est la pêche à la ligne. Pour pêcher à la ligne, il nous faut une ligne en nylon, lesté avec un plomb pour que la ligne puisse descendre et un hameçon au bout pour accrocher l’amorce. On utilise souvent du poisson comme appât. Si l’on ne peut attraper des kwaa « petites sardines  », on peut toujours ramasser des kuâ « Bernard l’hermites » car les poissons en raffolent. Il suffit d’ouvrir des noix de coco nyi le soir et de les poser à même le sol. Au petit matin, vous trouverez d’énormes kuâ qui se restaurent dans les noix de coco… ne reste plus qu’à les ramasser. Puis, il suffira de casser la coquille avec un cailloux et de ramasser l’animal. Sa partie mole servira d’appât.

Source : Les techniques de pêche (1) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

La vannerie : tressage (différentes matières, différents objets) (2)

Pour faire un to pooci les deux cotées de la palme seront nécessaires. On commence par faire les bords en chevauchant une feuille sur l’autre. Après avoir fait les bords de chaque partie, Albertine va attacher chaque bout pour former un cercle alors qu’Alphonsine va superposer les feuilles. Elles tresseront la première ligne de feuilles en faisant passer l’une sur l’autre pour les assembler. Puis, Alphonsine tresse le panneau à plat jusqu’à la moitié de la feuille, et elle pliera quelques-unes pour faire le fond du panier.
Albertine insère un rond dans l’autre et commence son tressage en montant. Cette technique de tressage fait référence à un style de panier appelé nyerôô kakea. Le résultat sera le même pour les deux paniers. Ne reste plus qu’à tresser le fond du panier et c’est fini !

Source : La vannerie : tressage (différentes matières, différents objets) (2) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le vocabulaire lié au champ d’igname (1)

Le vocabulaire de la culture de l’igname :

Kaani pwüre période de défrichage. Pendant cette période, on nettoie l’espace réservé au champ. On défriche et on coupe les bois qu’on va laisser sécher.
Kaani ngere période de brûlis
Trare wenyôro trâ creuser la route du feu , on délimite la zone où le feu devra passer afin qu’il ne s’étende pas hors du futur champ.
Nure koobarare brûler une parcelle. Il est coutume de brûler la parcelle à labourer.
Kaani kûre période de labourage (préparation du champ).
Kûre labourer. Labourer un champ, c’est préparer la terre qui accueillera les plants d’ignames en cassant les mottes de terres pour la rendre souple.
Trare préparer les sillons. Lorsqu’on prépare un sillon, il faut prendre la terre molle labourée qui se trouve en surface.

A suivre…

Source : Le vocabulaire lié au champ d’igname (1) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

La numération en drubea

Le système de numération dans les langues kanak combine la base quinaire (base 5) et la vigésimale (base 20). On compte de 1 à 4 :

1 taa (xë)
2 peruu (xë)
3 petîî (xë)
4 pëvuu(xë)

Puis des paquets de cinq ( est l’unité de mesure, signifie cinq) :

5 taa-kû(xë)  cinq , une main 

Puis on rajoute l’unité au paquet de cinq :

6 taa-kûxë -mi-taa-nootaa  cinq et un
7 taa-kûxë-mi-peruu-nootaa  cinq et un
8 taa-kûxë-mi-petîî-nootaa  cinq et un
9 taa-kûxë-mi-pëvuu-nootaa  cinq et un
10 peru-kûxë  deux mains
11 peru-kûxë mi taa (xë)  dix et un 


Puis, arrivé à 20, un homme :

20 taa jie  un homme 

Les bases quinaires et vigésimales sont assez répandues dans tout le Pacifique sauf dans les langues polynésiennes qui utilisent une base 10.

Source : La numération en drubea — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Les différentes maisons et leurs fonctions

Lorsqu’on se déplace en tribu, on peut observer qu’au sein d’un tertre familial, il y a plusieurs maisons. Il s’agit souvent de plusieurs maisons mises côte à côte et qui sont utilisés pour des fonctions particulières :

Mwa koobire  la maison pour dormir où l’on ne trouvera que des chambres à coucher
Mwa koociere la maison pour se laver, la douche
Mwa koogwacere  la maison pour aller à la selle, les toilettes
Mwa yo kerere  la maison pour manger, où se trouve généralement la salle à manger et le salon
Mwa yo kukare  la maison pour cuisiner, la cuisine au feu de bois ou au gaz

De nos jours, ces termes sont encore utilisés et transposés dans les maisons de type occidentales même si toutes les commodités sont rassemblées en un même espace.

Source : Les différentes maisons et leurs fonctions — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le vocabulaire des liens de parenté (2)

… suite de la leçon 20 :

Les liens de parentés se dit bwatii : bwaa : long, grand / tii  : frère donc littéralement cela signifie long ou grand frère :
Le petit fils se dit : xee
La petite fille se dit : xee niô ; xee qui signifie petit fils et niô qui veut dire fille littéralement cela signifie petit fils/ fille
La relation de grands parents à petit fils ou petite fille se dit : trumwaa a xee comme pour la relation d’oncle à ses neveux.
Le frère aîné se dit : teo ou mumwaa
Le frère cadet se dit : tii
La relation entre frère se dit : trumwaa a tii
La sœur aînée se dit : teo niô
La sœur cadette se dit : tii niô
La relation entre sœur se dit : trumwaa a tii niô
La relation entre frère et sœur se dit : trumwaa a tii
La relation entre plusieurs frère et sœurs se dit : nemwaa a tii

Source : Le vocabulaire des liens de parenté (2) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le vocabulaire des liens de parenté (1)

Les liens de parentés se dit bwatii ; bwaa : « long  » et tii  : « frère  » donc littéralement « long frère »

  • « Papa  » se dit : pupwaa/ popwaa ou têê
    « Fils  » se dit : dïï que l’on peut également traduire par « petit »
    La relation entre le père et son fils se dit : trumwaa a dïï
    « Maman  » se dit : nyaa ou momwaa
    « Fille  » se dit : diiyô ; dïï qui signifie « petit  » et qui veut dire « femme  » donc littéralement « petite femme »
    La relation entre la mère et sa fille se dit : trumwaa a noro
    « Oncle  » se dit : pwëpwë cependant « oncle maternel » se dit : tûû
    La relation entre oncle et neveu ou nièce se dit : trumwaa a xee
    La « tante  » se dit : yiyë ou trôô
    La relation entre tante et neveu ou nièce se dit : trumwaa a trôô
    Le « grand-père » se dit : nunuu
    La « grand-mère » se dit : uwa

A suivre …

Source : Le vocabulaire des liens de parenté (1) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Les maladies et la médecine traditionnelle (1)

Dans de nombreuses langues kanak, on utilise le même mot pour la maladie veyuure et la mort bere. Ce n’est pas le cas du drubea qui distingue bien les deux. La maladie est perçue comme un esprit qui vient s’appesantir sur un individu et le maintienne dans une forme d’inertie.

Beaucoup de maladies ont été apportées par les européens. Certaines ont été traduits en langue kanak. C’est le cas du diabète. Comme beaucoup de mot nouveau introduit dans les langues kanak, soit on fait des emprunts à la langue d’origine, soit on créé un mot décrivant la maladie. Aussi, il est coutume en drubea de parler du diabète comme étant la maladie du sucre « veyuure ngi cukwa » littéralement cela signifie, être malade à cause du sucre.

Source : Les maladies et la médecine traditionnelle (1) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

« Drarure » : expliquer la terminologie : lien au sacré du monde visible et invisible/ lien à la religion.

Drarure signifie « sacré  » et « interdit  ». Il signifie également « dimanche  » et « religieux  ». En drubea, il fait référence à la dimension sacrale de quelque chose. Lorsque la religion chrétienne est arrivée en Nouvelle-Calédonie, les croyances ancestrales ont été mis à la marge de la société kanak. Pour autant, certains rites sont encore pratiqués et la vision spirituelle traditionnelle kanak s’est peu à peu mêlée aux croyances religieuses qui se sont progressivement amalgamées créant le syncrétisme actuel. Il est ainsi courant de voir la bénédiction de l’igname sacrée lors de la fête de prémices par un prêtre ou celle d’une pirogue qui prend la mer pour la première fois. Lors de l’intronisation d’un chef, l’église est également sollicitée pour le consacrer.

Source : « Drarure » : expliquer la terminologie : lien au sacré du monde visible et invisible/ lien à la religion. — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Les oncles utérins : qu’est-ce que cela signifie ? Quelle valeur sacrée lui attribue-t-on ? Pourquoi ?

Dans la société kanak, les oncles utérins tôô comme les tantes paternelles yiyë sont très importants. Ils portent une valeur sacrée. Les oncles utérins sont les frères de la maman. Ils possèdent un statut particulier dans la vie de toute personne. Ils sont présents dans tous les événements importants de l’individu, de la naissance à la mort. Dès la naissance, c’est l’oncle qui va donner le souffle de vie et la parole à l’enfant, en lui insufflant par la bouche le souffle de vie. Les enfants portent en eux le sang des utérins, celui qu’ils concèdent volontiers au clan paternel. Lorsqu’un enfant se blesse et qu’il saigne devant ses oncles, on se doit de demander « pardon  » wîîre trëë par une coutume aux oncles, parce qu’on fait couler de leur sang.

Source : Les oncles utérins : qu’est-ce que cela signifie ? Quelle valeur sacrée lui attribue-t-on ? Pourquoi ? — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

La place de l’individu dans la fratrie : aîné, cadet, dernier…

Le positionnement d’un individu dans l’échelle social est conditionné par le rang hiérarchique qu’il occupe au sein de sa lignée. Dans une famille nucléaire (parents + enfants biologiques), il y a différents termes pour désigner : teo l’aîné, tii le cadet et pwêêdri le benjamin.

L’aîné sera souvent valorisé en qualité de chef et dépositaire d’une autorité vis-à-vis des autres membres de la fratrie. On estime qu’il a vu le jour avant les autres et donc, plus à même de prendre les meilleures décisions pour le groupe. En nââ drubéa, le chef est appelé Kaavüü. C’est un pouvoir qui se transmet de manière héréditaire de père en fils. Il est garant de la paix sociale au sein de sa communauté. La hiérarchie reste relative au sein du monde kanak.

Source : La place de l’individu dans la fratrie : aîné, cadet, dernier… — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Les emprunts dans la langue

Le contact des langues engendre des modifications de la langue. Ces évolutions se situent au niveau phonologique, morphologique et syntaxique. Ainsi, le drubea a enregistré plusieurs mots de langues différentes – exemples :

câârui    Saint-Louis 
cika  cigarette 
parâcee  France 
porowa  flour 

Lorsqu’un locuteur emprunte un mot dans une autre langue, il le fait en adaptant ce mot à son système phonologique. Ainsi, il y a une assimilation phonologique. Par exemple, la succession de consonnes n’est pas pertinent en drubea. Lors de sa rephonologisation, on insère une voyelle au milieu de deux consonnes. Dans les exemples ci-dessus, le /a/ s’insère au milieu du /p/ et du /r/.

Autre exemple, les phonèmes consonantiques peuvent être prénasalisés.

Source : Les emprunts dans la langue — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Les étapes de la vie de l’individu

Les statuts (nourrisson, enfant, jeune, jeunes mariés, parents, vieux :

La civilisation kanak est une culture initiatique. Chaque étape de la vie humaine est marquée par un rite initiatique qui marque le passage d’une étape à une autre étape :

kapea    nourrisson   phase de transition entre le monde des esprits et le monde des vivants.
diikwîrî  enfant   l’enfant prend connaissance du monde du vivant et s’y attache 
ceemwa  jeune    il montre sa vigueur au sein de son foyer en s’occupant des tâches les plus physiques.
tru ceemwa te teneere mi  jeune marié   il construit un nouveau foyer qui scelle son appartenance au monde.
aurekââ  parents    cette étape correspond à la moitié du cycle de l’homme. Il doit sceller des alliances.
kwatrë  vieux    Avec sagesse, il distille ses bons conseils à la nouvelle génération.

Source : Les étapes de la vie de l’individu — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

La robe mission

La robe mission to mââdro est une robe longue et ample sans décolleté aux couleurs généralement vives. Elle a été imposée par les missionnaires chrétiens au xixe siècle d’où son nom : robe mission. Ces robes étaient conçues pour cacher la nudité des femmes autochtones jugée impudique par les religieux. Appelée aussi « robe popinée », elle a pris peu à peu des tons nuancés et variés. Elles sont désormais teintées, colorées et stylées.

D’un simple objet du quotidien, les femmes kanak se sont peu à peu appropriées et construites un outil d’émancipation et de revendication identitaire. La robe mission est progressivement devenue un artefact kanak témoin de la créativité des couturières calédoniennes.

Pour en savoir plus :
Paini, A. (2003). Rhabiller les symboles : les femmes kanak et larobe mission à Lifou (Nouvelle-Calédonie). Journal de la Société des Océanistes, 117, 7-7. https://doi.org/10.4000/jso.1297

Source : La robe mission — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

La confection du bougna (3)

Suite de la leçon 8…

Puis, on y met les maniocs, les patates, les taros, les ignames ainsi que les bananes. Au centre, on dispose de la viande de notre choix (poisson, poulet, roussette ou notou). Puis, on agrémente de tomate d’oignons, de persil et autres. Enfin, on sale et on poivre, enfin on verse le jus de lait de coco pressé. Puis, on referme le bougna. On s’assure que le lait de coco ne coule pas, on commence par fermer les premières feuilles et couvre le bougna en le refermant de toutes ses feuilles de bananier et enfin on attache le bougna avec les feuilles de la couronne de cocotier. Le bougna est prêt à être enfourné dans le four de pierre. D’autres plats traditionnels sont également préparés comme les gâteaux de noo « fruits de palétuvier » ou encore les nyi maniô « manioc  ».

Source : La confection du bougna (3) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

La confection du bougna (2)

Suite de la leçon 7…

Pour confectionner notre pwaa « bougna  », nous aurons besoin d’igname ku, de manioc manyô, de patate kubwara, de taro d’eau nee et/ou taro de montagne talai qu’il faudra éplucher au préalable. Il nous faudra aussi quelque banane , des oignons wanyô pwaa, des oignons verts wanyô ke ne oo koobarare, des tomates et du persil selon les goûts. Et bien sûr du coco râpé caa nyi (4 ou 5 noix ou plus selon la taille du bougna).

Pour commencer, nous plaçons notre cercle en feuille de cocotier qui sera la base de notre bougna. Puis, on place les feuilles de bananiers, les feuilles matures d’abord, afin que le bougna soit bien solide et les jeunes feuilles en dernier pour bien contenir les aliments et le lait de coco.

A suivre…

Source : La confection du bougna (2) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

La confection du bougna (1)

Il existe beaucoup de plats traditionnels tel que le pwaa « bougna  ». C’est un plat traditionnel cuit à l’étouffé dans des fours de pierres et enterrés. On appelle le four traditionnel keree poo.

Pour la confection du pwaa, nous avons besoin de la moitié d’une palme de cocotier que nous couperons et attacherons en forme de cercle à la taille souhaitée du futur bougna. Puis, nous aurons besoin de feuilles de nuuwî « bananier  » à maturité et des jeunes feuilles déjà ouvertes (une dizaine), il faut veiller à ce que les feuilles ne soient pas cassées, c’est important pour la suite des opérations, afin de ne pas perdre de jus de lait de coco ; il faudra les ramollir les feuilles de bananier en les passant au feu.

A suivre …

Source : La confection du bougna (1) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le cycle de l’igname (3)

Le vocabulaire de la culture de l’igname (suite) :

Vetore nyi   poser les tuteurs. Un espace d’un pas (soit environ 1mètre) est compté entre chaque tuteur.
Uire kû ku  on creuse des trous à l’emplacement des tuteurs pour y planter les semences d’ignames.
Kaani mwarîîre  période de plantation des ignames
Purire ku placer les ignames sur les billons à côté des trous. cela signifie « jeter les igname », cette expression signifie placer chaque igname là où elles seront plantées.
Kaani iporôre période de tuteurage des ignames. Cette période consiste à placer correctement les tuteurs et d’aider les lianes d’ignames à monter sur les tuteurs et les fils en les attachant au pieds afin qu’elles grimpent et qu’elles ne se brûlent pas en grandissant sur le sol chaud.

Source : Le cycle de l’igname (3) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le cycle de l’igname (2)

On dit de la culture kanak qu’elle est une culture de l’igname. La vie sociale est rythmée par ce tubercule sacré. Il est cultivé pour la consommation et les échanges coutumiers. Il y a 4 grandes périodes :

Le défrichage (pwüre) : après avoir identifié le bon endroit, on défriche le champ
Préparation des trous (kûre) : une fois le champ nettoyé, il faut creuser des trous dans lesquels seront disposés les semences d’ignames.
L’ensemencement des tubercules (mwarîîre) : les semences sont placées d’une certaine façon dans la terre afin que le tubercule puisse germer de façon optimale dans le sol.
La récolte (iire ku) : au moment de la fête des prémices, on récolte le précieux tubercule et on festoie avec le clan et la chefferie.

Source : Le cycle de l’igname (2) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le mariage (2)

Suite de la leçon 4…

Les fiançailles sont une étape obligatoire pour la suite des évènements. Autrefois, le garçon était accompagné seulement de ses parents pour demander la main de sa dulcinée.

La seconde expression est teneere mi « mariage  ». Le mariage est un engagement important car il réunit bien plus que deux êtres. Ce sont deux familles, deux clans et les liens de parentés des deux côtés que l’on scelle ce jour-là. Teneere signifie « toucher  », « attraper  » alors que mi c’est la « main  ». Aussi, littéralement, teneere mi veut dire « toucher/ attraper la main ».

Ces deux expressions marquent donc deux étapes importantes : purite karê pour les fiançailles et teneere mi pour le mariage. Ce rite important permet aux clans de sceller leurs alliances.

Extrait de chronique radio Terre de paroles (NC 1ère).

Source : Le mariage (2) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le mariage (1)

Avant de se dire « oui  » pour la vie, les partenaires d’un couple doivent généralement avoir pris le temps de se connaître et être sûr de vouloir tenir cet engagement jusqu’à la fin de leur vie. Deux expressions marquent un évènement important :

La première est purite karê c’est le moment où le garçon accompagné de ses parents vont se déplacer chez la famille de la fille pour lui demander sa main. Purite signifie « laisser derrière, abandonner, jeter pour abandonner » ; Karê est un terme de désignation qui veut dire ici. Littéralement, le sens de purite karê est, « jeter pour abandonner ici ». C’est une étape importante pour le futur couple et leur famille. Il correspond un peu aux fiançailles dans le système français.

A suivre…
Extrait de chronique radio Terre de paroles (NC 1ère).

Source : Le mariage (1) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Les noms, prénoms

Les patronymes sont très importants dans la culture kanak en ce qu’ils permettent d’inscrire une personne au sein d’une lignée. Autrefois, les kanak ne possédaient qu’un prénom et un nom de clan (ex. : Kâbwa, Omu, Yawee, etc.) car la cellule familiale n’existait pas avant l’arrivée des européens.

Le prénom kanak que l’on donne est lié à un ascendant de même lignée. Il possède une signification en rapport avec un trait de caractère ou un élément de l’environnement (ex. : Toroovêdré « vrai prénom », Nyipwaa « cocotier blanc », Drimwa « corbeille sur le faîtage de la case », etc.). Aujourd’hui, il est fréquent que l’on attribue un prénom kanak et un prénom français aux enfants et que ce dernier soit davantage utilisé.

Source : Les noms, prénoms — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Se dire bonjour

Le terme bocu dérivé du français « bonjour » s’emploie pour saluer que ce soit le jour ou la nuit. Pour dire « bonjour à toi  », on dira bocu roo, « bonjour à vous deux » bocu re muaa, ‘ bonjour à plus de deux personnes’ bocu re mu. On utilise également cette formule pour s’adresser aux aînés comme marque de vouvoiement et de respect bocu re mu.

bocu roo bonjour à toi 
bocu re muaa bonjour à vous deux 
bocu re mu bonjour à plus de deux personnes

Pour demander « comment ça va ? » on peut dire akaa vee ? à Païta et agaa vee ? » à Unya (correspondance [k] vs [g] dans les deux langues, voir Rivierre, 1973). C’est une variation dialectale. Littéralement akaa vee signifie « où est la parole/ la nouvelle ?  » « comment est la parole/ la nouvelle ? ». Elle interroge la santé morale bien plus que la santé physique.

Source : Se dire bonjour — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

La vannerie : tressage (différentes matières, différents objets) (1)

Extrait de chronique radio Terre de paroles, la 1ère NC session 3 du 10/09/2020. Rencontre avec Mesdames Alphonsine Vâdegu et Albertine Akûnyi. Mariées à la tribu de Goro, elles partagent avec nous leurs savoirs-faires sur le tressage de panier ou to pooci « vrai panier » en feuilles de cocotier en langue drubea. Ce panier très solide sert au transport de toutes sortes de choses. Son usage fréquent en fait un objet indispensable au quotidien.

Elles expliquent qu’il faut d’abord couper les palmes deux jours avant. La longueur de la palme va inspirer la taille du panier et la longueur de la feuille va déterminer sa profondeur. Une palme qui qui a eu le temps de ramollir sera plus facile à manipuler.
Il faut ensuite séparer chaque côté de la nervure centrale de la palme, puis à l’aide d’un couteau nettoyer le bord afin de l’affiner. Une fois ces opérations terminées, commence alors le tressage.

A suivre…

Source : La vannerie : tressage (différentes matières, différents objets) (1) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Les maladies et la médecine traditionnelle (2)

Avant l’arrivée des européens, les kanak ne se soignaient exclusivement qu’avec des goo « plantes médicinales  ». Aujourd’hui, les populations combinent à la médecine traditionnelle et la médecine occidentale. Christine Salomon décrit la maladie comme la résultante d’un déséquilibre social. Ainsi, on attribue très vite une origine sociale à une maladie quelle qu’elle soit.

Les plantes médicinales servent à la fois à guérir les maladies physiques et surnaturelles issues de sortilèges ou autre transgression d’un tabou. Les remèdes se transmettent par le rêve de la part des ancêtres. Une fois transmise, les membres de la famille se les transmettent de génération en génération. Car certains remèdes sont « génériques  » et utilisables par tous, mais d’autres appartiennent à des familles.

Source : Les maladies et la médecine traditionnelle (2) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Une journée type à la tribu

Une journée type en tribu : on se réveille aux aurores en même temps que le soleil. Puis on se débarbouille et on prend le petit-déjeuner. Vers 6h, on part pour les travaux du champ. Il est préférable de partir tôt, afin de travailler lorsque le soleil n’est encore très haut dans le ciel et qu’il ne brûle pas. Vers 10h, quand le soleil est déjà bien haut dans le ciel, on réalise les petits travaux à l’ombre des arbres (ex. : le désherbage sous les pieds de manioc). Puis, vient l’heure du déjeuner vers 11h-12h. Ensuite, on se repose jusqu’à 14h et on reprend les petits travaux comme la préparation des plants ou des boutures pour la plantation. De 15h à 17h reprennent les gros travaux du matin. Avant 18h, on rentre chez soi.

Source : Une journée type à la tribu — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le cycle de l’igname (1)
cul_05.jpg — document de la source Drubea.com

Fichier d’origine : cul_05.jpg — Drubea.com.

Source : Le cycle de l’igname (1) — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Le sport : foot/ cricket

Le football et le cricket sont les sports les plus populaires en Nouvelle-Calédonie. Prisés par les kanak, ils sont pratiqués dans les tribus et dans la ville. Le football est pratiqué le week-end et durant les grandes vacances et donne l’occasion aux jeunes de se rencontrer durant des tournois officiels ou des organisations ponctuelles type kermesses.

Le cricket a été apporté par les missionnaires anglais. Les kanak se sont rapidement appropriés ce sport qui est devenu incontournable. Même si la base est commune, le cricket diffère en quelques points dans sa pratique. Par ailleurs, il donne l’occasion aux femmes qui pratiquent ce sport d’arborer leur plus belle robe mission. En effet, c’est la tenue officielle pour la pratique de ce sport.

Source : Le sport : foot/ cricket — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

La coutume de deuil

Extrait de chronique radio Terre de paroles (NC 1ère), témoignage de Fernand Ouetcho :

« Il y a 3 coutumes importantes auquel on assiste tous les ans. La coutume de deuil est l’une des 3. Quand nous mourrons, nos coutumes accompagnent les familles du défunt, et nous lui disons au revoir. C’est l’occasion de conter ce qu’il avait fait ou pas. Ces coutumes sont les grands travaux que nous portons ici à la tribu, les coutumes régulières qui surviennent tous les ans et au fil des générations. Il existe d’autres coutumes mais elles sont occasionnelles. »

Dans la coutume kanak, la mort n’est pas une fin en soi mais le passage du visible vers l’invisible. C’est une autre étape de la vie de l’homme qui l’emmène vers l’ancestralisation.

Pour en savoir plus :
Leenhardt, M. (1947). Do Kamo. La personne et le mythe dans le monde mélanésien. Galimard.

Source : La coutume de deuil — Drubea.com. Consultation : 2026-09-15. Lien vers cette ressource.

Crédits et méthode de collecte · Rechercher un mot